Ô

Je vois le temps qui passe, l'amour qui s'égare. Les forces viennent à manquer. Le doute n'est plus car il n'a plus d'importance.
Ma vie s'écoule comme un long fleuve aux eaux calmes bordé d'arbres et de chants, loin des travaux des hommes et au coeur des ouvrages les plus insensés de ces gens qui s'affairent sans le voir, familier à leurs vies.
Je me suis attendue en bordure de chemin. J'entends les ombres qui passent puis s'éloignent. Sans bien ni mal, voix lointaines et soupir du soir que mes flots transportent encore dans leurs méandres jusqu'à se qu'ils se mêlent dans les mémoires du monde.
Je suis monde. Cela m'étonne. Aurais-je crû un jour l'écrire?
Mes flots ont lissé avec patience les pierres et les rocs, mes supports et mes contraintes, par violence et amour. J'erre le long de mes flots avant d'atteindre une berge. Qui trouverai-je, qui sera là tandis que je remonte à la force du courant des entrailles aquatiques de ce long navire qui transporte mes rêves?

Commentaires

Anonyme a dit…
bel espoir
ou, plus simplement,
joli regard sur la réalité de la Vie
;-)

Loo'OK
мя. м. a dit…
hm,
les ombres qui s'éloignent...........

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