Proust ne sera pas un nom de chat

Difficile de lire vite Proust.
Etant partie à la recherche de "textes" pour "commentaires", je me suis dit qu'il ferait bien l'affaire. Cela m'a permis de finir - au bout de six mois - le premier chapitre qui, dès qu'on a pris un peu de recul, commence par la mémoire (chambres d'été, chambres d'hiver... tout ça parce que sa mère, Swann venant dîner, ne lui avait pas donné son baiser de bonne nuit et qu'il était resté à veiller jusqu'à une heure indue, écoutant aux portes) pour finir que le seul souvenir est celui des odeurs et du goût (la fameuse madeleine dans du thé - ou du tilleul - de tante Léonie). Tout ça en 43 pages, où il encastre le "vin d'Asti" et l'entrefilet paru dans "Le Figaro" comme autant de matriochkas, en une sorte de clash temporel.
Cela donne un peu le vertige et demande de la patience, tout en me rappelant le film Memento. Car le lit, la soirée, les conversations des adultes, lui sont (aussi) revenus après avoir goûté la madeleine, qu'il situe à la fin du chapitre, tandis que depuis le début il nous balade entre le lit et le jardin, de la fin de l'après midi au repas du soir.
Je suis arrivée à la page 50 et au délire du couvre-lit à fleurs de tante Léonie.
Mais j'ai peut-être trouvé un premier extrait.

Commentaires

Manue a dit…
=)

C'est pourquoi le mien s'appelle Flaubert .....

Allez : une pensée pour tes 'tudiants : Proust est dur sous la dent ... mais bon dans la finesse..!!
bistroman a dit…
Proust, c'est celui qui mangeait des madeleines ?

Articles les plus consultés